Une adhérente monte sur un step bas avec deux petits haltères verts, guidée par un coach qui la stabilise à l'épaule, salle Maison du Peps du Perreux-sur-Marne

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Muscler ses jambes après 60 ans : cuisses, fessiers, mollets — 8 exercices et le test de la chaise

Par l'équipe de kinésithérapeutes D.E. et d'enseignants APA — Maison du Peps 13 min de lecture

Vous êtes assis dans un fauteuil bas. Pour vous relever, vos mains partent chercher les accoudoirs avant même que vos jambes n'aient essayé. Ce réflexe n'a rien d'anodin : il dit que la force de vos cuisses et de vos fessiers a baissé, et il précède souvent de plusieurs années les difficultés à monter un escalier ou à marcher en montée.

Cette page vous donne trois choses, dans cet ordre. D'abord un test chronométré que vous pouvez faire chez vous en trente secondes, avec les valeurs de référence de votre âge et de votre sexe. Ensuite huit exercices, chacun avec son nombre de séries, de répétitions et son temps de repos. Enfin un plan de huit semaines qui se termine par une nouvelle mesure. Pour la vue d'ensemble, haut du corps compris, reportez-vous à notre guide complet de la musculation après 60 ans.

Pourquoi le bas du corps lâche en premier après 60 ans

Après 60 ans, les muscles des jambes perdent leur force plus vite que ceux du haut du corps, et cette perte se voit d'abord sur trois gestes précis : se relever d'une chaise, monter un escalier, marcher en montée. Muscler cuisses, fessiers et mollets n'est donc pas une question d'esthétique, c'est ce qui décide de votre autonomie dans dix ans.

Les quadriceps perdent de la force plus vite que du volume

Beaucoup de personnes nous disent la même phrase : « je n'ai pas maigri, mais je me sens faible ». Ce n'est pas une impression. La force décline plus vite que la masse : une cuisse peut garder presque la même circonférence et avoir perdu une large part de sa capacité à produire de la force. Les gériatres appellent dynapénie cette perte de force sans perte de masse équivalente. Elle frappe d'abord les quadriceps : droit fémoral et trois vastes. Le versant « perte de muscle » du phénomène a sa page dédiée — la sarcopénie et ses mécanismes.

Trois gestes du quotidien qui dépendent du bas du corps

  • Se relever d'une chaise : un demi-squat, quadriceps et grands fessiers en première ligne. Le jour où les mains cherchent les accoudoirs, la force a déjà baissé.
  • Monter un escalier : chaque marche est une montée unipodale, et c'est le moyen fessier qui empêche le bassin de basculer du côté qui ne porte pas.
  • Se rattraper après un faux pas : ce n'est plus la force maximale qui compte, mais la vitesse à laquelle elle arrive. Triceps sural et quadriceps doivent répondre en une fraction de seconde.

Ces trois gestes se mesurent plutôt qu'ils ne se devinent — c'est l'objet de la section suivante.

Force des membres inférieurs et risque de chute : ce que dit la recherche

Santé publique France recense, pour la seule année 2024, plus de 20 000 décès et environ 175 000 hospitalisations liés à une chute chez les 65 ans et plus. La force des membres inférieurs n'explique pas tout — la vue, certains médicaments et l'équilibre pèsent aussi — mais c'est le facteur sur lequel vous pouvez agir vous-même. C'est pourquoi l'Organisation mondiale de la Santé recommande depuis 2020, après 65 ans, des activités de force et d'équilibre trois jours par semaine ou plus.

Le test du lever de chaise en 30 secondes : votre point de départ

Le test du lever de chaise consiste à s'asseoir sur une chaise sans accoudoirs, bras croisés sur la poitrine, et à compter le nombre de levers complets réalisés en 30 secondes. Mis au point par Rikli et Jones en 1999, il mesure la force du bas du corps et se lit à l'aune de valeurs de référence par âge et par sexe.

Comment faire le test correctement

Il vous faut une chaise stable sans accoudoirs et un chronomètre. Cinq points, dans l'ordre.

  1. Placez la chaise dos au mur, pour qu'elle ne recule pas. Assise de hauteur standard : le protocole d'origine retient 17 pouces, soit environ 43 cm.
  2. Asseyez-vous au milieu de l'assise, dos droit, pieds à plat écartés de la largeur du bassin.
  3. Croisez les bras au niveau des poignets, chaque main posée sur l'épaule opposée, les avant-bras contre la poitrine. Les bras ne servent ni d'élan ni d'appui.
  4. Au top, levez-vous complètement — hanches et genoux tendus — puis rasseyez-vous complètement, pendant 30 secondes.
  5. Comptez les levers complets. Si le chronomètre s'arrête alors que vous avez dépassé la moitié de la remontée, ce dernier lever compte.

Consigne de sécurité : au premier essai, faites-vous accompagner par quelqu'un qui reste debout à côté de vous.

Vos valeurs de référence par âge et par sexe

Les valeurs ci-dessous délimitent l'intervalle où se situe la moitié des adultes autonomes de chaque tranche d'âge. Être sous la borne basse ne veut pas dire que quelque chose ne va pas : votre force est simplement inférieure à celle de la majorité des personnes de votre âge, et le renforcement a beaucoup à vous apporter. Ces normes vont jusqu'à 94 ans.

Test du lever de chaise en 30 secondes : nombre de levers complets, intervalle de référence par âge et par sexe
Tranche d'âgeFemmes (levers en 30 s)Hommes (levers en 30 s)
60-64 ans12 à 1714 à 19
65-69 ans11 à 1612 à 18
70-74 ans10 à 1512 à 17
75-79 ans10 à 1511 à 17
80-84 ans9 à 1410 à 15
85-89 ans8 à 138 à 14
90-94 ans4 à 117 à 12

Normes du Senior Fitness Test (Rikli et Jones, 1999 : intervalle des 25e et 75e percentiles mesuré sur 7 183 personnes de 60 à 94 ans), reprises par la base clinique RehabMeasures du Shirley Ryan AbilityLab, consultée le 5 septembre 2026. Les bornes basses sont les seuils « en dessous de la moyenne » de la fiche « 30-Second Chair Stand » du programme STEADI des CDC, 2017.

Le second repère : cinq levers en moins de 15 secondes

Une seconde lecture du même mouvement est utilisée en consultation : au lieu de compter les levers en 30 secondes, on chronomètre le temps nécessaire pour en réaliser cinq. Le consensus européen EWGSOP2 (Cruz-Jentoft et coll., Age and Ageing, 2019) retient un temps supérieur à 15 secondes pour cinq levers comme signe de force musculaire basse. C'est un signal, pas un diagnostic : un score bas justifie d'en parler à votre médecin, il ne pose aucune étiquette.

Que faire de votre score

  • Dans la fourchette de votre âge : entretenez. Deux séances par semaine suffisent à ne pas reculer.
  • Sous la borne basse : c'est exactement la situation que le plan de cette page vise. Comptez huit semaines avant de refaire le test.
  • Incapable de vous lever sans les mains : ne commencez pas seul. Parlez-en à votre médecin et faites encadrer les premières séances.

Comment retrouver de la force dans les jambes ? En trois mots : mesurer, charger, remesurer.

Votre score est en dessous de la moyenne de votre âge ?

Le test de la chaise mesure une force globale, sur un seul mouvement. En salle, le bilan d'entrée mesure chaque groupe musculaire séparément et fixe vos charges de départ.

Une adhérente vue de dos, manchons de compression rouges aux mollets, marche le long d'une échelle de rythme peinte au sol avec des repères numérotés, salle Maison du Peps du Perreux-sur-Marne
Parcours de coordination au sol, salle du Perreux-sur-Marne : la marche et l'équilibre se mesurent, eux aussi.

Les 8 exercices pour muscler cuisses, fessiers et mollets

Huit mouvements suffisent à couvrir tout le bas du corps après 60 ans : lever de chaise, squat assisté, montée de marche, pont fessier, fente arrière, extension de jambes, flexion de jambes et élévation sur pointes de pieds. Deux à trois séances par semaine, 2 à 3 séries de 10 à 12 répétitions par exercice, avec une charge que vous pouvez contrôler sur toute l'amplitude.

Cinq d'entre eux — lever de chaise, montée de marche, pont fessier, fente arrière et élévations sur pointes — se font sans aucun matériel, chez vous.

1. Le lever de chaise (sit-to-stand)

  • Muscles ciblés : quadriceps (droit fémoral, vastes), grands fessiers.
  • Exécution : assis au bord de la chaise, pieds sous les genoux, bras croisés ; penchez le buste jusqu'à charger les pieds ; poussez dans les talons jusqu'à hanches et genoux tendus ; redescendez en freinant.
  • Chiffrage : 3 séries de 10, repos 60 à 90 secondes.
  • Erreur fréquente : se laisser tomber sur l'assise. La descente freinée est la moitié du travail.
  • Genou douloureux : surélevez l'assise d'un coussin ferme, la course articulaire diminue d'autant.

C'est le test devenu exercice : la boucle mesurer, entraîner, remesurer se referme sur ce seul mouvement.

2. Le squat assisté au dossier de chaise

  • Muscles ciblés : quadriceps, grands fessiers, ischio-jambiers en soutien.
  • Exécution : face au dossier, mains posées sans tirer, pieds largeur de bassin ; reculez les hanches comme pour vous asseoir, jusqu'à mi-course ; remontez en poussant dans le sol.
  • Chiffrage : 3 séries de 12, repos 60 secondes.
  • Erreur fréquente : laisser les genoux partir vers l'intérieur ; le moyen fessier cesse de travailler et l'articulation fémoro-patellaire encaisse à sa place.
  • Genou douloureux : réduisez l'amplitude de moitié plutôt que d'arrêter, buste plus vertical.
Vu de dos, un adhérent exécute un squat sur une machine guidée eGym, barre rembourrée sur les épaules et pieds sur la plateforme, pendant qu'un coach l'observe de profil
Squat sur machine guidée, écran de suivi sur le montant — salle Maison du Peps Paris Marais.

3. La montée de marche (step-up)

  • Muscles ciblés : quadriceps, grand et moyen fessiers, stabilisateurs de la cheville.
  • Exécution : posez tout le pied sur une marche de 15 à 20 cm ; montez en poussant sur la jambe du dessus, sans élan de l'autre pied ; redescendez lentement, c'est la même jambe qui freine.
  • Chiffrage : 3 séries de 8 par côté, repos 60 secondes.
  • Erreur fréquente : s'aider d'une impulsion du pied resté au sol ; le travail est divisé par deux sans qu'on s'en aperçoive.
  • Genou douloureux : baissez la hauteur de marche, c'est le premier réglage à faire.

4. Le pont fessier au sol

  • Muscles ciblés : grand fessier, ischio-jambiers. C'est le mouvement de référence pour muscler les fessiers après 60 ans.
  • Exécution : sur le dos, genoux pliés, pieds à plat près des fessiers ; poussez dans les talons et décollez le bassin jusqu'à aligner épaules, hanches et genoux ; tenez une seconde, redescendez vertèbre après vertèbre.
  • Chiffrage : 3 séries de 12, repos 45 secondes.
  • Erreur fréquente : cambrer le bas du dos au lieu de serrer les fessiers ; la sensation doit être dans la fesse, jamais dans les lombaires.
  • Genou douloureux : c'est l'exercice le plus tolérant du lot, l'articulation y est peu sollicitée.

5. La fente arrière contrôlée

  • Muscles ciblés : quadriceps de la jambe avant, grand fessier, ischio-jambiers.
  • Exécution : debout, une main sur un appui ; reculez un pied loin derrière vous et descendez le genou arrière vers le sol sans le poser ; remontez en poussant dans le talon avant.
  • Chiffrage : 2 séries de 8 par côté, repos 60 à 90 secondes.
  • Erreur fréquente : un pas trop court, qui projette le genou avant loin devant la pointe du pied.
  • Genou douloureux : passez à une fente statique de faible amplitude, sans déplacement.

Pourquoi l'arrière plutôt que l'avant après 60 ans ? En reculant, le genou avant reste au-dessus du pied et l'articulation fémoro-patellaire encaisse bien moins de contrainte.

6. L'extension de jambes (leg extension)

  • Muscles ciblés : les quadriceps seuls — droit fémoral, vaste latéral, vaste médial, vaste intermédiaire.
  • Exécution : assis, rouleau au-dessus des chevilles ; tendez les genoux sans les verrouiller d'un coup sec ; tenez une seconde en haut ; redescendez en trois secondes.
  • Chiffrage : 3 séries de 12, repos 60 secondes.
  • Erreur fréquente : lancer la charge puis laisser le poids redescendre seul ; c'est la phase freinée qui renforce.
  • Genou douloureux : restez dans le premier tiers de l'amplitude, entre 90 et 45 degrés de flexion, sans aller jusqu'à l'extension complète. C'est en fin d'extension, sur les 30 derniers degrés, que la pression fémoro-patellaire est la plus forte sur cette machine — la surface de contact entre rotule et fémur y est la plus petite.

Un quadriceps fort, c'est un genou mieux tenu. Les exercices 6 et 7 se font sur machine : chez nous la charge n'est pas devinée, elle est réglée automatiquement après un test de force — voir les machines eGym et leur réglage automatique de la charge, qui décrivent le matériel là où cette page décrit les mouvements.

Un adhérent souriant est installé sur une machine eGym de renforcement des jambes, le rouleau de mousse noir reposant sur ses jambes et la main sur la poignée latérale
Machine eGym de renforcement du bas du corps — salle Maison du Peps Paris Marais.

7. La flexion de jambes (leg curl)

  • Muscles ciblés : les ischio-jambiers, le groupe que presque tous les articles sur les cuisses oublient — et, de tout le bas du corps, le plus souvent absent des programmes.
  • Exécution : allongé ou assis selon la machine, rouleau au-dessus des talons ; ramenez les talons vers les fessiers ; tenez une seconde ; laissez revenir lentement.
  • Chiffrage : 3 séries de 12, repos 60 secondes.
  • Erreur fréquente : décoller le bassin pour aider ; le mouvement vient du genou, pas du dos.
  • Genou douloureux : réduisez amplitude et charge ; cet exercice reste bien toléré.

Sans machine, le pont fessier réalisé une jambe tendue sollicite les mêmes muscles.

8. Les élévations sur pointes de pieds

  • Muscles ciblés : le triceps sural, c'est-à-dire les deux gastrocnémiens et le soléaire.
  • Exécution : debout face à un mur, mains posées pour l'équilibre ; montez lentement sur les pointes, le plus haut possible ; tenez une seconde ; redescendez en trois secondes.
  • Chiffrage : 3 séries de 15, repos 45 secondes.
  • Erreur fréquente : rebondir. Le mollet répond à la lenteur, pas au rythme.
  • Genou douloureux : aucun ajustement, le genou n'est pas concerné ; en revanche une douleur du tendon d'Achille impose d'arrêter et de consulter.

Cuisses, fessiers, mollets : par quoi commencer

Si vous ne devez travailler qu'un seul groupe, choisissez les quadriceps et les fessiers : ce sont eux qui vous relèvent d'une chaise et vous stabilisent sur une jambe. Les mollets viennent ensuite, parce qu'ils gèrent le déroulé du pas et les rattrapages d'équilibre, et les adducteurs en dernier.

Les fessiers, le muscle de la stabilité de hanche

Le grand fessier vous relève ; le moyen fessier vous tient debout. À chaque pas, pendant la fraction de seconde où un seul pied touche le sol, c'est lui qui empêche le bassin de s'affaisser du côté opposé. Quand il faiblit, la marche devient dandinante et l'appui sur une jambe incertain. Le pont fessier et la montée de marche le sollicitent tous les deux.

Les mollets, l'amortisseur du pas

Le triceps sural fait deux choses : il propulse quand le pied quitte le sol, il amortit à la réception. C'est aussi lui qui intervient en premier quand le corps part vers l'avant. Un mollet faible se remarque à la démarche, plus plate et plus lente. Personne n'en parle ; c'est pourtant deux minutes par séance, face à un mur.

L'intérieur des cuisses : utile, mais pas prioritaire

Les adducteurs, à la face interne, stabilisent la hanche et méritent qu'on les entretienne, mais ils ne sont pas le premier levier de l'autonomie. Un point d'honnêteté : le renforcement change la fermeté et la fonction du muscle, il ne fait pas fondre la graisse d'un endroit choisi — la perte de gras localisée n'existe pas, à tout âge. Raffermir l'intérieur des cuisses à 60 ans, c'est un muscle plus tonique sous la peau ; la composition corporelle, elle, dépend de toute votre activité et de votre alimentation.

Votre plan de 8 semaines pour le bas du corps

Comptez deux séances par semaine les deux premières semaines pour apprendre les mouvements, puis trois séances avec une charge qui augmente toutes les deux semaines. Refaites le test du lever de chaise à la fin de la huitième semaine : c'est lui, et pas la balance, qui dit si le plan a fonctionné.

Semaines 1 et 2 : apprendre le mouvement

Deux séances par semaine, au poids du corps. L'objectif n'est pas de forcer mais d'installer trois automatismes : chercher l'amplitude complète, freiner la descente sur trois secondes, ne jamais bloquer la respiration — on souffle à l'effort. Ces deux semaines paraissent faciles ; ce sont elles qui évitent les douleurs de la troisième.

Semaines 3 à 6 : la surcharge progressive

Passez à trois séances par semaine et ajoutez de la charge : haltères légers, bandes élastiques ou machines. La règle vaut pour tous les exercices — quand vous réalisez vos 12 répétitions sur les trois séries sans effort marqué sur la dernière, la charge monte au prochain entraînement, d'environ 5 %. Si vous ne tenez plus 8 répétitions propres, redescendez d'un cran. Après 70 ans, le principe ne change pas, seul le rythme change : trois semaines par palier au lieu de deux, et deux répétitions toujours gardées en réserve.

Semaines 7 et 8 : refaire le test et ajuster

Reprenez le test dans les mêmes conditions : même chaise, même heure, mêmes bras croisés. Un gain de deux à trois levers est un résultat net à huit semaines. Si le chiffre n'a pas bougé alors que les séances ont été tenues, c'est presque toujours que la charge n'a pas augmenté.

Le tableau de vos deux séances hebdomadaires

La trame des semaines 1 et 2 : deux séances séparées par au moins 48 heures. À partir de la semaine 3, ajoutez une troisième séance en reprenant la séance A, avec charge.

Plan hebdomadaire bas du corps — 2 séances et 1 journée de repos actif
JourExercicesSéries × répétitionsRepos entre séries
Séance A (mardi)Lever de chaise ; squat assisté ; pont fessier ; élévations sur pointes de pieds3 × 10 ; 3 × 12 ; 3 × 12 ; 3 × 1545 à 90 s
Séance B (vendredi)Montée de marche ; fente arrière ; extension de jambes ; flexion de jambes3 × 8 par côté ; 2 × 8 par côté ; 3 × 12 ; 3 × 1260 s
Repos actif (mercredi, samedi)Marche à allure soutenue ; mobilité de hanche et de cheville30 min ; 10 min

Plan indicatif, à adapter à votre condition physique. Un avis médical est recommandé avant de commencer.

Genou douloureux, arthrose, prothèse : les adaptations

Une douleur de genou n'interdit pas de muscler ses cuisses : elle impose de réduire l'amplitude et de commencer par des contractions sans mouvement. En revanche, une douleur qui augmente pendant l'effort, un gonflement ou une sensation de dérobement doivent faire consulter avant de reprendre.

Genou arthrosique : amplitude réduite et travail isométrique

En cas de gonarthrose, le muscle reste le meilleur allié de l'articulation, mais on entre par la porte de l'isométrie : la contraction sans mouvement. Assis, jambe tendue, écrasez le creux du genou contre une serviette roulée, 10 secondes, dix fois. Puis la chaise contre le mur : dos plaqué, genoux à peine fléchis, 15 à 20 secondes, cinq fois, en descendant un peu plus bas chaque semaine. Ensuite seulement viennent les mouvements ci-dessus, sur une demi-amplitude. Si vous ne parvenez pas encore à vous lever sans les mains, commencez par la gym douce sur chaise.

Après une prothèse de hanche ou de genou

Après une prothèse totale de genou ou de hanche, la rééducation est encadrée par un masseur-kinésithérapeute, selon un protocole propre à votre chirurgien. Cette page ne s'y substitue pas et ne donne volontairement aucun protocole post-opératoire. Les exercices décrits ici trouvent leur place plus tard, quand il s'agit d'entretenir le résultat : c'est le rôle de l'activité physique sur ordonnance, dont le cadre est posé par la Haute Autorité de santé.

Quand consulter

Arrêtez et prenez un avis médical devant l'un de ces signes : une douleur qui augmente pendant l'effort au lieu de s'atténuer, un genou qui gonfle dans les heures suivant une séance, une sensation de dérobement ou de blocage, une douleur nocturne qui vous réveille, un mollet chaud et douloureux d'un seul côté, un essoufflement ou une douleur thoracique à l'effort. Aucun de ces signes ne se travaille : ils s'examinent.

Faites mesurer votre force de jambes à Paris et au Perreux

La Maison du Peps dispose de deux salles de sport-santé, à Paris dans le Marais et au Perreux-sur-Marne, équipées de machines eGym à réglage automatique de la charge. Le bilan d'entrée mesure votre force réelle sur chaque groupe musculaire et fixe vos charges de départ, au lieu de vous laisser les deviner.

Ce que contient le bilan

Le bilan complet est offert à l'inscription. Il mesure votre force sur chaque machine, fixe vos charges de départ et permet de suivre l'évolution séance après séance, puisque les machines eGym enregistrent chaque passage. L'encadrement est assuré par des masseurs-kinésithérapeutes D.E. et des enseignants en activité physique adaptée, adossés à notre réseau de 5 cabinets de kinésithérapie.

Maison du Peps Paris 3e (Marais)

Au 20 rue des Gravilliers, dans le 3e arrondissement, à quelques minutes de la station Arts et Métiers. Machines eGym connectées, Pilates, yoga et cours collectifs dans un volume sous charpente. Découvrir la salle de sport du Marais.

Maison du Peps Le Perreux-sur-Marne

Au 78 avenue Ledru Rollin, au Perreux-sur-Marne (94). Accès par la gare de Nogent – Le Perreux, sur le RER E, ainsi que par les bus 116 et 210. Plateau de renforcement, parcours de coordination au sol, cours collectifs et sport sur ordonnance. Découvrir la salle du Perreux-sur-Marne.

Faites mesurer votre force réelle

Bilan complet offert à l'inscription, dans nos deux salles de sport-santé : vous repartez avec vos charges de départ, pas avec une estimation.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande le plus souvent sur le renforcement du bas du corps après 60 ans.

Il n'y a pas de raccourci, mais les premiers progrès arrivent vite : chez la plupart des personnes, se relever d'une chaise devient plus facile au bout de deux à quatre semaines. Ces gains-là sont nerveux — votre système nerveux recrute mieux les fibres dont vous disposez déjà. Le volume musculaire, lui, demande plusieurs mois de charge progressive.

Par du renforcement contre résistance deux à trois fois par semaine, associé à un apport en protéines réparti sur les trois repas. La charge doit augmenter régulièrement, sinon le muscle n'a aucune raison de se reconstruire. Le mécanisme de la fonte musculaire liée à l'âge et les leviers pour l'enrayer sont détaillés sur notre page consacrée à la sarcopénie.

En renforçant le muscle sous la peau : cela change la fermeté et la fonction, pas la quantité de graisse à cet endroit. Aucun exercice ne fait fondre le gras d'une zone choisie, la perte localisée n'existe pas. Les huit mouvements de cette page raffermissent ; la composition corporelle, elle, dépend de l'ensemble de votre activité et de votre alimentation.

Oui, et c'est même l'un des mouvements les plus utiles à cet âge, parce qu'il reproduit le geste de se relever. Ce qui change après 60 ans, ce n'est pas le principe : c'est l'amplitude, réduite à mi-course, et l'assistance, prise sur un dossier de chaise ou une machine guidée. L'âge ne contre-indique pas le squat.

Huit mouvements couvrent l'ensemble du bas du corps : lever de chaise, squat assisté, montée de marche, pont fessier, fente arrière, extension de jambes, flexion de jambes et élévations sur pointes de pieds. L'Organisation mondiale de la Santé recommande depuis 2020 au moins deux séances de renforcement musculaire par semaine après 65 ans, et des activités de force et d'équilibre trois jours par semaine ou plus.

C'est une séance de marche sur tapis : 12 % d'inclinaison, 5 km/h, 30 minutes. Elle transpose en unités métriques la méthode américaine « 12-3-30 » (12 %, 3 miles par heure, 30 minutes), créée en 2019 par Lauren Giraldo et devenue virale en 2020. C'est du cardio en côte, utile pour les mollets, mais pas du renforcement contre résistance : cela ne remplace pas les huit exercices.

En trois étapes. Mesurez d'abord : le test du lever de chaise donne un point de départ chiffré, y compris pour un parent qu'on accompagne. Commencez ensuite assis, avec le lever de chaise et le pont fessier, avant tout mouvement debout. Faites encadrer enfin les premières séances, surtout si la personne ne peut pas se relever sans ses mains.

Le lever de chaise. C'est le seul mouvement qui soit à la fois un test validé et un exercice : vous mesurez avec lui, vous progressez avec lui, vous remesurez avec lui. Il sollicite quadriceps et grands fessiers dans le geste exact dont dépend l'autonomie, ne demande aucun matériel, et se règle en hauteur d'assise.

Sources

  • Organisation mondiale de la Santé, Lignes directrices sur l'activité physique et la sédentarité, 2020 — 150 à 300 min d'endurance modérée par semaine après 65 ans, renforcement musculaire 2 jours ou plus, activités multimodales axées sur l'équilibre 3 jours ou plus. who.int, version « en un coup d'œil »
  • Rikli RE, Jones CJ, « Development and validation of a functional fitness test for community-residing older adults », Journal of Aging and Physical Activity, 1999 (Senior Fitness Test) ; Jones CJ, Rikli RE, Beam WC, Research Quarterly for Exercise and Sport, 1999. PubMed, PMID 10380242
  • Valeurs de référence : Rikli RE, Jones CJ, « Functional fitness normative scores for community-residing older adults, ages 60-94 », Journal of Aging and Physical Activity, 1999, 7:162-181, reprises par la base RehabMeasures du Shirley Ryan AbilityLab, consultée le 5 septembre 2026. sralab.org
  • Centers for Disease Control and Prevention, programme STEADI, fiche « 30-Second Chair Stand », 2017. cdc.gov
  • Cruz-Jentoft AJ et coll., « Sarcopenia: revised European consensus on definition and diagnosis » (EWGSOP2), Age and Ageing, 2019 — seuil de plus de 15 secondes pour 5 levers. PubMed, PMID 30312372
  • Santé publique France, dossier « Chute », données 2024, consulté le 5 septembre 2026. santepubliquefrance.fr
  • Haute Autorité de santé, Référentiel de prescription d'activité physique et sportive — Les personnes âgées, juillet 2019. has-sante.fr

Cet article a une visée informative et ne remplace pas un avis médical. Le test du lever de chaise mesure la force du bas du corps ; il ne pose aucun diagnostic. En cas de douleur, de chute récente ou de pathologie connue, demandez l'avis de votre médecin.

Qui écrit ces pages

Les contenus du blog sont rédigés en interne, à partir des sources citées ci-dessus, par l'équipe de la Maison du Peps : masseurs-kinésithérapeutes D.E. et enseignants en activité physique adaptée qui encadrent les séances dans nos deux salles. Découvrir l'équipe.